[Musique] [Applaudissements] madame monsieur bonsoir et bienvenue à votre hebdomadaire d'entretien sur la brèche reçoit ce jour Alif Naba artiste chanteur auteur compositeur et interprète bkinabé bonsoir Alif bonsoir alors c'est à dessin que j'ai pris le soin de ne pas donner votre entité à l'état civil je vais vous laisser le soin de euh de le préciser auprès des téléspectateurs je suis caboré Mohamed Noura Mohammed et je suis Alif Naaba pour pour les méloman et je suis né à cougou voilà dans la province de boukemdeé et d'où vient donc cette appellation Alif Naba Alif c'est c'est mon nom d'artiste Alif en fait c'est alpha pour ceux qui voilà donc c'est alpha et ça vient de l'arabe ça veut dire aussi l'intime et Alif c'est une manière pour moi de rendre hommage à Dieu puisque euh je suis musulman de confession et j'ai voulu porter au lieu de dire Alif Naba Naba ça vient en fait du fait que je sois prince euh donc le conquenga euh au lieu de dire alpha Naba c'est ça sonnait pas beaucoup alors j'ai j'ai beaucoup plus préféré Alif Naba qui veut dire le premier prince qui chante d'accord alors euh on vous appelle également le prince au piednus oui c'est la presse qui m'a donné ce nom hein parce que je suis sur scène régulièrement pieds nus et je pense c'était le j'ai été le premier artiste aussi au Burkina à apparaître devant les écrans quand je suis quand j'ai je suis arrivé avec mon premier album en fin 2003 début 2004 et donc je fais toutes mes scènes je suis sur pied pied nu sur scène piednus et la presse m'a donc appelé le prince au pied et pourquoi ce choix de jouer pied nu SC c'est vraiment quelque chose de naturel d'abord quand vous êtes pus vous êtes vraiment en contact avec la Terre vous êtes en contact avec le sol euh et l'autre l'autre symbolique c'est aussi l'hommage que je rends derrière à à à la musique traditionnelle vous savez quand vous allez dans la cour royale vous avez des des chantres les chantres viennent pour chanter pour pour le Naba et ils viennent pied nuus ils se déchosent ils viennent devant le Naba il chantent par respect pour le Naba et moi pour par respect aussi pour mon public qui se place ce public qui vient me voir en concert euh je me mets pied n pour eux d'accord alors vous venez de le dire Alif est issu d'une grande famille royale on aimerait un peu savoir comment c'est'est passé comment se passe l'enfance d'un prince dans un palais moaga alors moi j'ai pas vécu dans le palais parce que mon père donc est parti euh jeune donc comme beaucoup de de de nos parents en Côte d'Ivoire pour euh pour chercher son pan quotidien et part en Côte d'Ivoire avec ma mère donc je je ensuite il revient mon jeunis ici mais euh euh donc je vis avec mon père là-bas et je reviens euh au Burkina pour continuer mes études pour faire mes études donc j'apprends tout tout tout ici avec mes grands-parents euh le la vie surtout il faut préciser que ma mère c'est elle qui est chançonnaère traditionnelle mon père lui il est prince donc ma mère elle est chançonnère traditionnelle c'est le mariage entre un prince et une chansonnière et et et moi ma musique en fait elle vient beaucoup plus euhreè de de ma mère c'est l'héritage que j'ai reçu de de de ma maman c'est elle qui m'a tout donné en musique et j'ai perdu mon père des années euh plus tard quand je je commence à dans mon adolescence quand je commence à grandir euh mais donc je suis beaucoup plus resté avec ma maman qui m'a qui m'a nourr de sa musique de ses chants hm hm m' nourrit pendant qu'elle faisait ses vaisselles pendant qu'elle triait le riz pendant qu'elle travaillait euh elle elle elle chantit elle le faisait sans savoir qu'elle était en train de vous forcher pour laavenir j' quand j'étais d'ailleurs tout petit j'étais à son dos dans son sous j'étais au dos de ma mère et donc vous voyez les femmes africaine c'est pendant qu'elles trient le riz ou pendant qu'elles font la cuisine qu' ch qu'ell fr donne le leur vécu vous avez leur donc elle chante sa vie elle chante ses peines et ses joies sans savoir qu'elle transmet mettait à celui qui est derrière là tout cet amour toute cette cette musique cette passion pour la musiquequeque alors on suppose donc que logiquement il n'a pas été difficile pour vous de faire accepter ce choix de carrière musicale par votre famille un peu quand même un peu parce que quand je décide donc de chanter parce que c'est un longtemps plus tard quand je décide de faire de la musique oui parce que à l'école j'étais brillant donc j'avais la chance donc d'avoir des bonnes notes et quand tu vas annoncer et j'avais une bourse une bourse au Burkina donc j'avais une bourse et quand tu vas annoncer à la famille que tu arrêtes tout que tu es brillant mais tu arrêtes tout parce que tu veux faire de la musique évidemment dans toutes les familles africaines c'est très compliqué hein et puis dans surtout une famille prinère mais euh les prince il chante pas on chante pour les princes et et donc c'est au premier moment c'est pas sûr et vous savez comme la musique c'est pour nos sociétés souvent les artistes c'est ceux qui ont peut-être souvent tout raté qui qui c'est l'idée qu'on avait heureusement que ça change mais euh qui vont à la musique donc c'était très compliqué mais il fallait continuer à à à croire en son rêve à croire en ce qu'on ce qu'on fait justement est-ce que continuer les études vous empêchaiit véritablement d'aller à la musique est-ce que les deux étaient incompatibles euh à un moment donné oui oui oui quand vous quand vous la musique c'est elle est très jalouse hein elle demande beaucoup de temps ça demande beaucoup de temps c'est c'est comme c'est comme une femme qui travaille et qui qui attend un bébé elle est obligée à un moment donné de demander des vacances vous voyez donc euh il faut prendre du temps pour pour créer il faut prendre du temps pour réfléchir si on veut être à 100 % dans dans dans dans le métier et après aujourd'hui de nos jours la musique comme vous pouvez le constater c'est un métier c'est un métier à part entière donc oui la musique est jalouse elle accepte pas qu'on qu'on qu'on l'associe hein à à différentes choses hm hm alors à quel âge Alif a décidé de se plonger totalement dans la musique on va dire quand j'avais euh euh autour de 20 ans quand j'avais autour de 20 ans euh 19 20 ans parce que j'enregistre mon premier album donc euh regard mtis en 99 quand même et euh et je le sors ici au Burkina en 2000 en 2000 2004 en 2003 fin 2004 avec production et euh et et et donc c'est à ces âge là que vraiment je je me mets à je commence à faire vraiment une carrière donc j'ai eu le temps de murir dans le getto de faire ma ma part de de de sacrifice de galère de de vivre ces ces moments où on écrivait les chansons sous une maison dans une maison en bois euh avec souvent des difficultés incroyable hein et pour enregistrer un album et donc j'arrive à enregistrer un album qui est produit donc par par par cudoni production et et d'ailleurs cet album il me il me il me propulsoir parce que quand je sors le premier album que le public me découvre on sait que c'est du talent mais quelques quelques mois plus tard c'est donc là que je sors un album entièrement enregistré en live l'albom fa dont on en parlera alors mais vous avez eu le le meilleur prix euh le prix du meilleur artiste avec les Kundé oui grâce à votre premier album oui parce que quand je quand je commence à faire de la la musique ici he moi je pars en Côte d'Ivoire donc je travaille en côte d'ivoir euh ma musique je rencontre des artistes et puis donc je je j'enregistre l'album regardmetis qui est mon premier album je rentre au Burkina Faso je le sors avec ceidonie donc en coproduction et cet album donc connaît un petit succès pas pas vraiment grand mais on me découvre et je gagne donc le prix de du meilleur artistes de la diaspora en en fin 2003 meilleure chanson francophone également Kundé avec fau avec l'album fau donc cet album qui sort donc quelques mois plus tard en en 2000 en 2005 et qui me propulse avec la la chanson barque Biga et aussi le titre ce soir h alors quelqu'un a dit que Alif n'est pas dans les choses pour faire trop danser les gens et que Alif produit beaucoup plus des morceaux qui touchent à l'âme pourquoi Alif a-t-il fait le choix de se créer un style quand même assez particulier je pense que ma musique é unu de de de ce que j'ai vécu comme je vous l'ai expliquer au début c'est que j'ai une mère qui chantait ses pines et ses jooir donc euh je ma musique est hérité d'une intimité entre une mère et et son fils et c'est ce qui se traduit dans dans ce que je fais les musiques que j'ai écouté aussi quand j'étais jeune ce ce que j'ai écouté ce sont des musiques euh qui qui qui interpelle des musiques de texte des musiques de de de de d'enseignement donc de sensibilisation et et c'est ça qui est qui est nourrit toute ma toute ma démarche donc je pouvais pas faire autre chose que cette mus vous nêtes pas dans un peu dans l'ambiance facile alors malheureusement je suis pas un bon danseur c'est c'est dommage je suis pas un très bon danseur mais j'adore la musique quand respire j'adore parler avec l'âme et l'esprit je suis quelqu'un de très profond quand je écris j'ime mêtre euh j'aime beaucoup m'intérioriser pour beaucoup questionner avant de sortir je je suis de ceux aussi qui qui qui sont d'accord que la musique c'est un c'est un c'est un travail très spirituel c'est c'est c'est vraiment euh une communication avec un langage qui est le langage l'émotionnel et le langage l'émotionnel vous l'avez quand vous vous plongez vraiment dans dans le spirituel donc ça a besoin de ça besoin de respirer de parler à à chaque personne ça besoin de couler tranquillement h h d'accord alors après tant d'années dans la musique plus d'une vingtaine qu'est-ce que Alif Naaba peut faire comme bilan justement de l'exercice de cet art ben je fais un bilan très positif je suis aujourd'hui très heureux et je je profite de l'occasion hein que vous me donnez aujourd'hui pour remercier tous mes fans parce que vous savez une carrière sur autour de 20 ans 20 ans de de musique c'est c'est c'est 20 ans moi je les ai vécu comme si c'était 3 ans parce que c'est vite passé et beaucoup de de tous mes albums ont connu des succès tous mes albums ont été ont bien marché le public a toujours été là il s'est déplacé pour venir et et on a eu des retours derrière le pays nous a soutenu et donc euh oui donc moi je fais un bilan très positif euh ce bilan c'est 20 ans on perd aussi de développer autre chose donc de pouvoir redonner à ceux qui nous ont donné et c'est ce qu'on est en train de faire d'ailleurs et franchement je je crois que j'ai vécu 20 ans comme 3 ans donc il y a beaucoup de March encore à faire h alors vous êtes aussi engagé dans les causes sociales si je peux le dire ainsi dans l'éveil des consciences la formation des jeunes et surtout l'accompagnement de tout petit vous avez été désigné ambassadeur de bonne volonté pour parorfelina saint Thesse de lumbila pourquoi ce choix d'engagement social bon parce que j'ai vécu longemp seul avec avec ma mère donc j'ai compris un peu ce qui est difficile depuis la base euh j'ai vu ma mère trimer j'ai vu comment c'était difficile et puis euh j'ai perdu plus tard très tôt après un un grand frère et et et c'était pas évident après donc j'ai vu comment c'était difficile de vivre euh sans sans ses parents et je découvre donc quand j'arrive au Burkina l'orphelina saintéresse de lumila par un autre ami artiste qui s'appelle mandoé qui est donc du groupe yelè qui me fait découvrir en orphelina et quand j'arrive à l'orphelina c'était en 2004 et quand j'arrive à l'orfelina je dis euh c'est pas possible comment est-ce que on peut rester insensible à tout ça il faut absolument faire quelque chose et lui il me disait ah mais bon voilà l'orfelina là bah si tu as envie de faire des choses et quelques mois plus tard je l'appelle je dis ben écoute dans le casadre de la sortie de mon album faux j'ai envie de faire un un événement l'orfelina j'ai envie de faire un concert gratuit pour sortir mon album et permettre que les gens donnent des des habits du savon du riz des choses pour l'orfelina parce qu'on avait vu un peu les les les problèmes que l'orfelina rencontrait c'est en même temps une œuvre caritative une œuvre caritative et c'est là que tout part donc quand on lance effectivement cette opération qui est aussi rentrit dans le cas de la sortie de mon album tout le monde a adhéré les populations sont partis de wagadouo et moi je partais régulièrement à l'orfedina voir les enfants et voir les sœurs et c'est comme ça que euh tout est parti les gens sont venus nombreux avec du savon euh pai à son âme Mustapha tiumbiano je me rappelle très bien de cette image quand j'étais sur scène je voyais euh ce grand frère euh récolter des habits des chaussures des enfants et et et remettre à l'UR Felina c'est comme ça qu'on a créé une chaîne de solidarité une belle chaîne de solidarité pour et et depuis ce jour j'ai décidé de mettre autour de moi et on a communiqué là-dessus une chaîne de solidarité en soutien à l'orfelina de lombilla donc il y a eu des entrepreneurs des des jeunes quad du de de l'administration et des artistes et depuis nous avons continué jusqu'à ce jour à à à donné un coup de main à l'orfelina et des projets sont nés comme avec la musique hein de construction de de de dispensaire d'achat de d'ambulance de construction de Château d'Eau immergé donc ça a permis donc à ce orfelina de s'équiper et aujourd'hui de d'accueillir des enfants dans des conditions euh excellentes d'accord c'est là qui parle l'engagement d'accord alors vous avez également été ambassadeur pour l'ONG Save the Children et puis vous avez aussi chanté pour les enfants malad du noma avec le Lions club en 2014i oui oui quand je rencontre donc l'orphedina le le le déclic qui part de là et donc je rencontre le projet avec les enfants malades de Noma donc je décide de chanter aussi pour eux et puis c de suit tout ça parce qu'ils sont sur le terrain et donc me contactent pour voir dans quel euh dans Comment faire pour intensifier cette lutte et pour moi c'était un honneur hein d'avoir à m'associé à une prestigieuse organisation qui travaille sur le terrain et et maintenant depuis 2 ans nous avons donc commencé à travailler à aller sur les sites rencontrer euh voir les projets qui se font accompagner C de aussi dans le cadre de la sensibilisation pour l'éducation nous avons fait d'ailleurs une chanson avec l'artiste malien euh vieux farcatouré et et la nigérienne safiat une chanson qui je vais retourner à l'école d'ailleurs pour inciter au retour des enfants à l'école et et voilà d'accord alors vous avez chanté vous faites bien de le dire vous avez parlé de votre collaboration avec le Vieux Farka vous avez chantter avec de grands noms quelles sont euh les collaborations qui vous ont les plus marqué oh il y en a beaucoup d'accord d'ailleurs au pays une des collaborations qui m'a beaucoup marqué c'est j'ai fait un futuring avec face au combat qui est une belle chanson qui traverse le temps jusqu'aujourd'hui les les les amoureux vous diront que c'est l'un des meilleurs fit Alif Naaba face au combat ensuite nous avons fait il y a au pays une belle collaboration aussi que j'aime beaucoup c'est la le le deux faturing que j'ai fait avec le hip hop que je j'ai fait la plupart de mes chances mes mes mes mes collaborations avec les rappeurs parce que je suis passé par le rap moment et donc je fais un beau une belle chanson d'ailleurs qui parle des enfants aussi avec Smarty qui parle des orphelins et une autre belle chanson avec euh mon jeune frère kayaoto oui qui parle de notre pays parce qu'on on avait besoin de dire ça et puis à l'international mon rêve c'était de chanter avec ismaell et et ce rêve et vous l'vezit et le rêve s'est réalisé voilà comme quoi quand on croit on y arrive et international euh faire une chanson avec ismaell Lou c'était vraiment quand j'étais tout petit si vous me le permettez quand j'étais petit il avait une émission sur une radio africaine qui s'appelait Africa numéro 1 qui et une émission qui s'appelait Kilimanjaro et à cette émission il y avait un un un animateur donc cette émission je l'écoutais avec un walkman c'était des petites vous avez les des radios et j'écoutais et j'entendais Isma chant don les h et ismaelll le chantait et et et moi j'ai j'ai écouté ismaell à l'époque j'ai écouté ismaell et Sour et tous ces gens qui marquaient le continent africain j'avais écouté longtemps des un album comme comme comme l'album Joko c'est un album que j'avais carement écouté et donc jeis de chanter avec ce monsieur et que je rencontre en 2007 un tourné en Europe et nous gardions le contact et quelques années plus tard sur cet album j'ai la chance de chanter avec ismaelo un monsieur incroyable que je profite saluer euh et qui qui qui m'a donné un enseignement d'humilité un enseignement de de disposition d'esprit pour les plus jeunes pour pour les autres je je je lui dis merci et vous avez réussi à le faire chanter en Moré j'ai réussi à le faire chanter en Mor justement c'est ça et et mais l'une des collaborations qui m'a vraiment beaucoup qui m'a propulsé et qui m'a marqué c'est ma collaboration avec le gros français DOB incorporation c'est cette collaboration qui m'a permis d'avoir un disque d'or d'ailleurs c'est le Pr pr disor du Burkina de la musique burkinaba et donc je collabore sur une chanson à l'époque du printemps arabe et et on avait fait une belle chanson qui s'appelle enfant du ghetto qui qui est propulsée et qui partout est reconnu au niveau international dans le circuit et qui nous a per valu d'avoir un un disque d'or donc VO j'ai fait de belles collaborations peut-être que j'en oublie mais j'ai été très heureux et des collaborations aussi dans l'humanitaire au Rwanda on pourra en parler oui euh la musique c'est rend le 15e anniversaire du génocide le 15e anniversaire donc du génocide NG robero c'est un projet musical que nous avons écrit à Rwanda pendant de 3 mois hein pour essayer de redonner vie euh aux Rwandais qui sont qui ont tout perdu il fallait reconstruire les hommes donc nous l'avons travaillé pendant des mois à Kigali nous l'avons présenté au Centre universitaire du Rwanda à Kigali et nous sommes allés euh le présenter euh au lincol Center au aux États-Unis et et et donc c'est un très beau projet aussi de collaboration qui qui ont marqué ma carrière h alors vous êtes aussi l'initiateur d'un centre de création consacré au monde des arts paongo inauguré en 2015 et renommé la cour des Nabas on en parle oui bien sûr en fait quand je en 2015 je suis euh euh choisi comme l'unique artiste africain pour jouer dans des pays comme le Laos je suis allé jouer au Laos et je suis allé en Indonésie où j'avais concert à donner et et en Indonésie je découvre que les musiciens se débrouillent eux-mêmees ils arrivent à créer des petits espaces ils sont organisé et et et et ça m'a marqué quand je rentre donc en 2015 à la fin de de cette tournée et que je célèbre mes 10es mes 10 ans carrière je décide donc de de de de de de monter ce centre pour pour que les artistes bkinabés puissent travailler et pour que les artistes un peu du monde entier qui viennent à Waga et un endroit où peut venir travailler donc on a commencé avec le projet et et ensuite quelques quelques années plus tard nous avons eu le covid qui est arrivé donc c'était très compliqué alors on l'a rebaptiser la cour du na parce que la cour du Nabas c'est la structure que j'ai créé pour porter nos projets et donc on on crée maintenant un incubateur beaucoup plus profond avec des formations autour qui va donc permettre de donner des outils de partager des expériences et tout ça on imagine que c'est assez coûteux oui bien sûr c'est c'est c'est des moyens qu'il faut aller chercher et ça se passe comment côté financement alors côté financement c'est très compliqué parce que euh quand je monte paongo je le monte avec M mes fonds parce que je rentre avec euh tes petits s caché et tu dis ah moi j'ai invvite c'est des rêves d'artistes vous savez les artistes dessinent ils ont des gros rêves hein euh souvent même sans moyens ils y vont et donc je je je j'injecte tout le budget pour monter un un espace pour que les artistes soient aujourd'hui nous on on a reorganisé un en fait la vision et nous avons commencé par les RSE d'entreprises en approchant des entreprises qui qui ont des responsabilités autour de nous des mines comme isacan comme d'autres entreprises qui ont commencé à nous soutenir avec des petits moyens doucement et on a commencé à à former et le ministère de la Culture qui a été notre premier soutien qui a soutenu le projet et qui qui a qui a accompagné donc tout toutes ces euh tout tout tous ces projets d'incubation de formation que nous avons mené et à l'exception des formations qu'est-ce qui est proposé aux artistes à l'intérieur de la cour du na mais on fait de la production on fait de la production pour les artistes on on fait aussi ce qu'on appelle tout toute la question de de l'administration on essaie de d'accompagné au niveau administratif mais on est surtout euh sur les questions de formation parce que vous savez que c'est la base pour nous les artistes on est surtout dans un monde aujourd'hui qui a énormément changé et qu'il faut actualiser régulièrement régul Clement c'est pour ça qu'il faut former d'accord alors vous portez aussi les ras rencontre musicale africaine euh c'est depuis 2018 projet oui et quel était votre objectif en mettant sur pied une telle organisation quand on sait qu'il y a aussi la cour du Nava oui bien sûr c'est la cour du c'est en fait c'est l'idée c'est quand on commence à faire des formations on regarde et puis à l'époque je rencontre un ambassadeur et je discute avec lui je lui parle de de monter en projet c'était l'ambassadeur mingi qui est un ambassadeur euh des États-Unis qui est vécu au Burkina et donc je l'explique cette idée de projet il me dit ah nous on va accompagner ils accompagnent donc nos premières formations et après il me dit Alif il faudrait peut-être que tu réfléchisses à institutionnaliser cette formation c'est parce que ça s'est bien passé on avait formé des artistes aujourd'hui qui sont qui font la fierté de notre pays et et et donc je rencontre un autre une autre icône de la musique africaine et qui me dit j'ai envie de faire des choses au B Alif mais le Bina culturellement c'est un peu des enclavé c'est un pays un peu enclavé et quand je rentre je dors je dors pas bien effectivement quand vous prenez les autres capitales comme Dakar comme Abidjan vous avez des gros financements pour des projets de festival qui ont des gros moyens et tout au Burkina peut-être c'est pas le cas mais je me suis dit nous avions une force que les autres n'ont pas notre force c'est laquelle c'est qu'au Burkina nous avons le sens de l'organisation quand vous prenez des événements comme le FESPACO ce sont des événements qui ont duré longtemps dans le temps le ciao les Nuits Atypiques de Kudou ja Waga c'est plus de 30 ans donc les burkinaba avec peu savent faire des choses et donc l'idée des RA n'est là je dis bon je vais faire de Waga il faut faire de wagadougu un incubateur pour le continent comme on ne peut pas faire venir on n'a pas les gros moyens on peut faire de sorte que tous les événements qui sont sur le continent qui sont les gros événements tous les responsables de ces événements se retrouve à wagadougu pour réfléchir et c'est de Waga que tout doit partir c'est de Waga que le le mindset doit être vu c'est Waga que le business doit être rimaginé et donc n Les Rema qui sont les rencontres musicales africaines nous accueillons donc les les directeurs de festival nous accueillons des maisons de disque nous accueillons des plateformes aujourd'hui de streaming nous accueillons des experts sur toutes les questions liées donc euh à l'économie de la musique et nous parlons donc nous tentons de en tout cas contribuer à aider pour la structuration et justement quelles sont les retombées pour la musique bkinabé les retombées sont énormes parce que vous savez dès depuis que les rins ont démarré il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées pour les labels nous nous travaillons avec beaucoup de labels et des labels se sont mieux organisés ont une vue d'ensemble aujourd'hui de leur business il y a des des collaborations re des labels et d'autres labels ou d'autres et et et même d'autres structures j'en connais qui ont des ce qu'on appelle chez nous des des c'est la belle d'Ile aujourd'hui avec des structures un peu à l'étranger qui ont pu le ficeler avec les remar j'en connais qui ont énormément évolué mais vraiment sur la question de la structuration à leur niveau aujourd'hui vous voyez la question de la distribution digitale on en parlent beaucoup les jeunes en parlent beaucoup mais c'est des questions qui ont été énormément développées au niveau des r et l'autre chose qui est intéressante qu'il faut pas oublé à de dire c'est par exemple la présentation même des projets nous nous sommes regardant sur la qualité de la présentation d'un projet aujourd'hui quand je prends les 10 dernières quand nous on était sorti c'éit pas pareil mais aujourd'hui les 10 dernières années quand vous voyez comment les projets sont présentés au Burkina c'est des rêves sans limite et c'est ça qu'il faut insuffler il y a la formation mais il y a derrière le fait qu'il faut briser tout ce qui est complexe il faut faire de sorte que le monsieur qui programme dans le plus grand festival en Afrique du Sud il rencontre le promoteur burkinabé qu'il discute qu'il parle l'anglais qu'il brise les frontières et que ça tue les complexes parce que notre aussi c'est là qu'il va se faire découvrir h alors vous parlez de notre musique et ça tombe bien on va s'attarder un peu sur cet aspect quel regard portez-vous aujourd'hui sur cette musique bkinabé je trouve que notre musique a fait un gros bon je trouve personnellement que que notre musique a fait un gros bon je profite de l'occasion pour saluer tous les jeunes qui sont en train de faire un énorme travail il y a eu un gros travail qui a été fait par les dévancier un énorme travail je pense et je salue les jeunes mais en même temps je leur dis il faut pas oublier de regarder dans les rétroviseurs il y a eu un énorme travail façon combat nous l'a fait voir avec des chansons qu'ils ont repris qui ont marché là on a le cas avec Tania qui reprend p p jou qui qui est qui est inspiré de notre patrimoine donc on a des jeunes aujourd'hui qui ont envie d'aller très loin vous avez des stades qui se remplissent comme voilà du jour au lundemain les artistes remplissent les stades c'est dire que il y a un un bon incroyable vous avez des labels qui sont structurés avant on navait pas comandment je venais au Burkina il avait con production à l'époque quand je sortais mon album euh aujourd'hui vous avez beaucoup de label qui sont structurés portés par des jeunes qui vont à l'international des artistes qui euh qui qui marchent très fort qui sont super bien écoutés et qui apportent leur part donc euh aujourd'hui il y a euh au BBDA vous comptez des milliers d'artistes inscrits c'estàdire que nous avons euh nous avons gagné en qualité en quantité mais aussi en qualité nous avons fait un énorme bon euh je vous parleris tout tout de suite du fait que j'ai j'ai j'ai eu un un disque d'or ça veut dire que c'est un bon de plus donc nous avons eu j'apprécie énormément ce qui se passe aujourd'hui nous sommes dans une dynamique et cette dynamique il faut continuer et surtout continuer à soutenir les les jeunes hein pour que il soit il porte le Burkina hein sur le le le toit des nations alors euh vous appréciez bien la musique bkinabé on apprécie l'effort fournis par les jeunes mais il y a un reproche qu'on leur fait essentiellement quand on prend la classe des aînés baboro Jean-Claude georgeanbal et j'en passe ce sont des aînés qui ont su imprimer leur marque à la musique burkinabé et laisser des empreintes comme qui dirait indélibile il reste jusque là des sources d'inspiration alors aujourd'hui l'offre musicale des jeunes est beaucoup axé sur une offre sexuelle entre guillemets si je peux le dire ainsi euh c'est de l'ambiance facile on est un peu tourné vers beaucoup plus les les femmes qui son très moussent on est moins axé sur la réflexion et c'est l'un des reproches qu'on fait euh à la jeune génération aujourd'hui au niveau de la musique je je je je mettrai un béol je mettrai un bol parce que vous savez chaque époque a son à son à son ambiance on va dire ça comme ça chaque époque époque comment soudrait les choses euh je quand vous prenez euh euh euh Jean Bamogo il a chanté des ch dans dans les champs Mouré il y a vraiment des champs qui qui parlent de la femme qui parlent de ce qui est sensuel je l'IS pas sexuel mais sensuel je m'excuse et il y a aussi il y a ça il y a que à l'époque moi j'étais tout petit mais je sais qu'il y avait des artistes qui s'appelaient talamana qui à l'époque très mous donc c'est des époques hein avec des des des apports différents il faut juste considérer que aujourd'hui le jeune d'aujourd'hui est ouvert au monde il est assis à Ouagadougou et il communique avec des jeunes partout en Chine au Guatemala et et donc c'est euh ça on ne peut on ne peut pas donc couper sa vision du monde il rentre dans un moule du monde aussi et et et c'est vrai que tout n'est pas ce qu'on souhaiterait mais est-ce qu'avec ce genre musical on peut marquer sa génération non je viens je viens doucement oui il y a moyen dans de toute façon quand vous prenez tous les pays qui marquent il y a pas ce que vous voyez et que vous trouvez que ça ça ça c'est la ceinture d'un pays euh vous allez trouver aussi que dans ce même pays il y a autre chose aussi il faut juste travailler à ce que de toute façon les artistes qui vont se mettre devant soit des artistes qui qui sont représentatifs des valeurs aussi donc c'est c'est ça mais on ne peut pas empêcher qu'il y ait de la création comme ça qui existe elle va exister cette création et elle elle elle elle elle va faire partie elle va même prendre beaucoup elle va vous avez aujourd'hui des artistes on est pas tous d'accord mais des artistes qui sont sur TikTok sur les réseaux sociaux qui sont des des gros stars hein mais forceement c'est pas eux qu'on va voir sur les grandes scènes dans 10 ans dans 20 ans dans 30 ans donc les plus euh travailleurs les ceux qui seront formés ceux qui auront la vision vont continuer à porter notre musique et je voudrais terminer pour dire que euh il faut aussi du tout pour faire un monde il faut aussi du tout pour faire un bonde il faut donc que dans tout ce grain on puisse extraire le bon grain de livré vous voyez ce que je veux dire donc les artistes jeunes aujourd'hui ont souvent aussi besoin de temps vous savez pour façonner sa musique on a besoin de temps quand vous leetournez en ère que vous écoutez Salif Keita d'ailleurs que vous avez reçu sur votre plateau hein sur les premiers albums de Salif Keita c'est pas la même Salif Keita c'est un Salif Kita avec de la batterie avec des des des des des ores et tout et après c'est un Salif Kita avec la calebase repli sur sa musique traditionnelle beaucoup plus ancré dans sa culture moi aujourd'hui quand je fais de la musique je pense à ce qui est ce qui viennent de chez moi hein parce que d'ailleurs le petit qui sort son album là tout de suite et qui fait peut-être le truc qui bouge comme vous dites il a vraiment trimé c'est ce qu'il veut il veut faire ce qui marche et quand il va finir de boire son eau et qu'il va être je dis pas rassasié qu'il aura il va peut-être évoluer sa vision va beaucoup changer donc aujourd'hui beaucoup de choses ont muris dans la musique quand vous prenez des des groupes comme comme comme le groupe yen avec ation de quoi est-ce que nous avons besoin on a besoin de puiser dans notre tradition parce que vous voyez je prends un artiste comme Gabin d'abé qui est malheureusement pas connu ici au Burkina c'est l'un des artistes majeurs l'un des gros guitaristes dans l'histoire de la musique burkinabé qui est connu dans le monde entier qui vit qui vivent en Italie Gabin d'biré est je crois lobby hein je crois lobby et et donc a puis Dagara a puisé sa musique dans cette tradition nous avons énormément nous sommes il y a une diversité énorme au Burkina vous prenez Victor deMM Victor deMM sa musique est puisée de Bobo des des des des carets de Bobo c'est c'est son vécu qui est là mais ça propulsé notre pays vous voyez je rêve de voir donc euh chez les bissard quelqu'un qui sorte avec de la musique inspirée de chez lui chez les mis chez les gourousis ainsi de suite Sam était un peu dans la tendance bah oui bien sûr et c'est une fierté nous avons profité de sa musique et c'est ça qu'il faut il faut pas peut-être il faut pas coincer tout le monde dans un truc il faut laisser la créativité s'exprimer et demander aux artistes de souvent regarder dans le rétroviseur peut-être qu'il y a des choses à à apprendre et qui pourront éventuellement nous aider dans notre cheminement de êtes-vous d'avis avec ce qui y pour avoir accès aux conscien oui bien sûr mais je suis d'accord avec vous mais je pense aujourd'hui que quand vous prenez les médias au Burkina Faso il y a quand même que les médias jusqu'aujourd'hui font un travail de on va même dire un peu de sélection le média classique sauf que la plateforme vous et moi nous n'avons pas le pouvoir là-dessus mais je pense P tous les artistes qui ont fait du qui font comment des choses comme vous dites ça ça ça dure pas beaucoup dans le temps ça dure pas vraiment vraiment beaucoup dans le temps et je ne crois pas qu'il faut promouvoir beaucoup plus ça quand vous voyez la télé bkinabé moi j'ai découvert un Bolou de bilakakura je sais pas si vous voyez un artiste incroyable quand je le regarde sur ma télévision nationale je suis énormément ému il y a des artistes les artistes burkinabé que nous nous avons que la TNB propose sont des artistes qui sont d'une qualité je crois que la TNB fera quand même le le tri par rapport à ce que par rapport à ce que vous dites même si après ils vont crier parce queon on estime que on laisse pas passer les tubes au niveau de de certaines chaînes oui oui mais mais le le problème c'est là c'est que quand vous dites par exemple que ça dépend ça dépend moi je crois qu'il y a il y a quand même quelque chose à à regarder parce que quand vous prenez aïa tremblé hein c'est c'est une histoire PLA aux gens je pense que c'est c'est l'histoire et comment ça s passé c'est toute cette magie humaine qui s'est passée qui qui est beaucoup plus PL aux gens hein mais c'est quelque chose que nous devons être fierers par exemple nous devons être fiers aujourd'hui d'ailleurs je disais avant de venir à cette émission que cette jeune dame donc qui a été révélée par les réseaux sociaux aujourd'hui qui qui juste parce que elle a su faire bouger ses épaules aujourd'hui est en train de nous donner un masterclass elle veut même aider à l'éducation des enfants parce qu'elle n pas eu la chance d'y aller donc il y a forcément souvent quand on laisse le temps quand on laisse la fenêtre s'ouvrir observons et plus souvent il y a des belles choses qu'on peut qu'on peut qu'on peut des belles choses peuvent s'en dégager alors alors aujourd'hui avec la situation que traverse le Burkina avez-vous le sentiment que la musique bkinabé joue son rôle pour soit soulager la population ou soit accompagner une certaine dynamique emprounée par les gouvernants on se souvient par exemple au temps fort de la crise ivoirienne avec les afres de la guerre c'est de là qu''est né le coupé décalé et selon les initiateurs c'était un peu pour amener la population à oublier les difficultés les douleurs vécues euh pendant la crise ivoirienne avec la situation que traverse le Burkina quand on fait un parallèle est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui que les artistes jouent leur rôle oui oui je crois je crois que les artistes le je vais vous donner un ex il y en a beaucoup d'exemples il y a beaucoup de choses qui se font et euh quand vous prenez mon album Sook la première chanson de mon album la première chanson quand vous quand vous l'ouvrez c'estenga d'ailleurs on l'a joué pendant la cérémonie d'ouverture du Fespaco Menga parle de ce pays de parle de ce qui se passe de notre pays hein mtenga dit que nous nous sommes réveillés avec des gens qui sont venus nous imposer de la guerre doncenga parle de ce pays-là ce déchirement qu'on a vous avez euh beaucoup d'art qui ont sorti des albums regardez toute la discographie qui existe depuis les 2 3 ans la plupart des thèmes aujourd'hui même quand vous faites le tour pour un artiste pour un observateur c'est normal parce que quand vous vez une situation c'est beaucoup plus ça qui vient dans votre tête pour que vous écrivez il y a beaucoup d'artistes qui ont écrit sur la crise de des plus grands au plus petits vous prenez Floby vous prenez Smarty vous prenez kayawoto vous prenez amzi vous prenez sisao vous prenez tous ces artistes ont écrit et d'autres même que qui sont nouveaux qui viennent avec des chansons d'engagement des des chansons donc euh concernant notre situation et aussi même des soldats d'ailleurs j'ai j'ai eu l'occasion euh l'année dernière de travailler euh avec d'autres artistes sur une création donc faite par la polyphonie donc l'orchestre donc de notre armée par exemple et nous avons euh vu comment il y a énormément d'artistes qui ont fait des chansons différentes sur la situation donc il y a un travail qui est fait c'est vrai euh il faut continuer mais il y a des choses qui se produisent il y a beaucoup d'artistes qui se produisent nous nous avons par exemple même initié un projet vous avez vu euh pour pour continuer à dire aux gens qu'il faut continuer à avoir à ne pas perdre en vue la fenêtre d'espoir avec nos voix pour la paix vous voyez donc en mettant ensemble des artistes pour chanter pour cela il faut donc qu'il ait ce genre de chos parce que la musique c'est la musique qui va permettre donc de revigorer la la l'infirmière de donner de la force au soldats de donner du courage donc la musique doit doit continuer à on doit continuer à créer dans ce contexte là et le Burkina est dans cette optique il faut reconnaître aussi que la plupart des artistes qui produisent ils le produisent eux-mêmes c'est ça qui est intéressant c'est une volonté personnelle d'aller et de produire des des œuvres donc pour continuer à soutenir le pays h alors que pense Alif Nabaa la voix du peuple de ce nouvel élan de cette nouvelle soif qui exprime les populations africaine vis-à-vis de la gouvernance politique mais elle est elle est légitime elle est carment légitime vous savez quand vous prenez par exemple notre espace aujourd'hui qui est laes c'estant c'est tous les Africains ont rêvé de l'unité africaine B Marle la chanté et beaucoup d'artistes l'ont chanté donc c'est un début peut-être de cette unité là qu'on a qui est amorcé donc je pense que tous les peuples africains ont toujours rêvé de cette de de trouver une cette liberté de de de de de se développer de travailler et de voir les choses librement donc je pense que c'est une belle chose h alors est-ce que vous pensez que aujourd'hui c'est possible pour les peuples africains de s'affranchir véritablement de cette m coloniale oui je pense je crois je crois que les les les les tout tout est parti tout est en train de se passer et dans la musique même nous par exemple qui sommes dans la musique dans le culturel oui nous pens s que c'est c'est vraiment quelque chose qui est qui est possible et qui est qui est enclenché parce que vous voyez quand vous prenez a 10 ans 20 ans en arrière les jeunes africain ça il faut suivre les réseaux il faut suivre du Kenya en passant par le Sénégal jusqu'à Ouagadougou il y a a il y a eu des signaux et tous ces signaux montrent comment les jeunes ont envie de cette liberté de d'être eux-mêmes de se retrouver eux-mêmes et et et l'Afrique a énormément changé je pense que le monde doit compte de ça de ce cette mutation qui a eu sur le continent africain et ça ça se sent nous qui sommes artistes on le voit parce qu'on va jouer moi je joue au Kenya je vois des jeunes et je vois la mentalité n'est pas le même que celui qui a il y a il y a 50 ans donc tout avait changé ou alors pour les leaders le changement passe aussi par la mentalité et il y a donc une dynamique de revalorisation culturelle qui a été mise en place au Burkina Faso on a assisté à à la célébration pour la toute première fois de la journée des cultures et des traditions pensez-vous que ce soit une bonne option oui l'idée elle est elle est belle franchement je je je trouve qu'aujourd'hui il faut revenir à la bas il y a même pas que ça il y a même la télévision des langues qui a été lancé aussi par la RTB R et d'ailleurs je trouve que c'est important parce que vous ne pouvez pas il faut absolument que nos enfants comprennent ça qu'on a des bases parce que sans bas on peut pas évoluer vous voyez aujourd'hui moi euh je vous ai dit que j'ai vécu un peu en Côte d'Ivoire mais quand je reviens au Burkina et que j'étudie au Burkina aujourd'hui quand je cause quand je parle monoré il y a des gens qui ne peuvent pas imaginer que même j'ai vécu à l'extérieur même une minute parce que pourquoi parce que mon père a toujours voulu que nous connaissions les valeurs et mon père a toujours voulu nous enseigner ces valeurs il a toujours il nous a toujours parlé à Maé il nous a toujours enseigné l'histoire et moi je me rappelle encore peut-être beaucoup d'autres quand je sens encore l'odeur de la tradition donc je pense qu'il faut parfumer chaque enakina il faut le parfumer je parle en tant qu'artiste il faut lui mettre le petit parfum de sa tradition hein et bien sûr il va s'ouvrir au monde parce que le monde est ouvert il va forcément s'ouvrir au monde mais ça va lui permettre d'avoir des des pieds dans sa tradition je dis et je je finis là-dessus je crois que nous devons avoir nos pieds dans nos traditions et nos têtes nos nos esprits comme des satellites dans le monde c'est qu'il faut que ça parte de là euh donc je crois que c'est une très très belle chose de de permettre que nos tradition hein prennent donc euh beaucoup de présence dans dans dans dans dans nos dans dans nos vies moi de toute façon je travaille ma musique en partant de là du Salou de et donc voilà c'est c'est ça qui qui va faire que je seraai différent quand je me retrouve par exemple en Chine je vais être différent parce que ma musique elle sonne pas comme le chinois voilà alors on observe au sein de la jeunesse une sensibilité quand même assez notable vis-à-vis de des cultures étrangèr comment on fait pour corriger cela c'est les médias je pense que c'est c'est la force des médias et c'est c'est tout ce qui est euh euh tout ce qui est pub que tentend c'est tout ce qu'on c'est le contenu c'est ça ça peut changer les choses l'histoire donc parce que les jeune comme je l'ai dit tout à l'heure il est à Waga mais il est il parle avec quelqu'un au Bronx donc il est il ces antennes sont vraiment ouverts au monde aujourd'hui mais ça semble assez difficile avec l'ouverture aux réseaux sociaux oui mais mais mais il faut qu'il y ait beaucoup de contenu quand vous prenez les pays comme des pays que je citerai pas mais beaucoup de pays dans dans dans nos dans nos sousrégions vous avez beaucoup de pays aussi bien dans No sous région qu'ailleurs qui ont beaucoup de contenu par exemple quand vous prenez les réseaux sociaux quand vous faites le point des calculs vous voyez où est-ce que les contenus sont beaucoup plus créés c'est ce payslà qui prennent un peu le dessus vous voyez ce que je veux dire et impacte automatiquement les autres donc n les autres ils assument c'est pour ça qu'il faut continuer à créer c'est pour ça qu'il faut que N nos artistes créent c'est pour ça qu'il faut continuer à faire un travail aujourd'hui moi je j'ai je le dis peut-être j'écoute des des j'ai des des contenus de de d'un artiste que j'ai découvert il y a pas longtemps binabé qui s'appelle wengeté hein Moussa petitsgent ou humour familial voilà c'est des choses que j'ai découvert dernièrement mais j'en raffole et et donc je pense que parce qu'ils créent ils sont train de créer des contenus donc ça va venir ça va venir la tendance peut changer si les jeunes cré continuent de créer si on le laisse aller avec leur imagination d'ailleurs quand parlant de contenuingé ou humour familial traite donc des contenus qui concernent no quotidien mais il il gardent des valeurs quand même quand il traitent les les les les histoires h alors j'aimerais bien avir votre appréciation de la Confédération de l'alliance des états du Sael alors trois pays qui se mettent en ensemble à l'origine pour des questions sécuritaires et puis qui décide d'aller plus loin dans les questions de développement de diplomatie euh quelle appréciation faites-vous justement de de cette volonté du Burkina du Mali et du Niger ben je trouve que c'est c'est une belle volonté parce que je premièrement comme je l'ai dit avant d'arriver vous avez donc le rêve de tout le monde l'unité africaine ça c'est le rêve chanter par tout le monde par tous les artistes qui Fa ça aucun artiste n'est sensé à ce qui se passe dans toute notre zone euh et donc aujourd'hui ce rêve làà est en train de se manifester c'est ce rêve qui est en train de se manifester et qui nous espérons bien va gagner beaucoup plus de pays parce que c'est le rêve donc que l'Afrique soit énorme par exemple je vais vous donner une une idée qui est intéressante moi je je j'ai eu à échanger en pensant que peut-être avec le temps quand vous prenez euh déjà la US nous nous espérons que ça va permettre aux artistes donc d'avoir un espace de marché un grand espace pass de marché ça va être il faut réimaginer les choses d'ailleurs les Rema sur l'année prochaine nous sommes en train de réfléchir selle hein pensez à à à à à à faire toute la cartographie et à imaginer qu'est-ce qui existe et qu'est-ce qui n'existe pas comment est-ce qu'il faut créer ce marché c'est important remin 20245 nous réfléchissons déjà parce que les Remas se font une année voilà et donc nous nous pensons que c'est c'est un c'est un un bon début et c'est c'est le début sûrement peut-être de l'unité africaine c'est pour ça que quand l'autorité quand nos autorités se mettent ensemble ça veut dire que derrière il y a donc un travail à faire un travail de de de de de de réflexion de maillage de tout ce qui est par exemple acteur culturel réflexion au niveau niveau marché structuration niveau régional donc il y a tout ça qui va se mettre en place et donc il y a du boulot voilà et il y a aussi des opportunités bien sûr quand je dis il y a du boulot quand il y a du boulot donc forcément il y a il y a des opportunités donc nous pensons aujourd'hui que euh c'est un signal fort pour tous ceux qui ont écouté bonarl pour tous ceux qui ont écouté les artistes africain aucun artiste africain n n'est indifférent de ce qui se passe h alors Alif on va parler assez rapidement des Rema 2024 à quoi faut-il s'attendre pour cette année à beaucoup de choses les Rema déjà c'est je profite de l'occasion pour saluer et remercier donc tous nos partenaires et remercier particulièrement le patron de Rema vous savez que le les Remas sont patronnés par le ministère de la Culture donc patronné par le ministre d'État le ministre de la Communication de la culture et des arts du tourisme donc le ministre Jean emmanuelraugo qui est notre patron donc le remercier pour toutes les facilitations et puis euh les ras cette année vont accueillir des pays justement les Rema c'est une arme de résilience parce que nous avons vécu en pendant le le le le le le covid les r ont eu lieu et dans cette période difficile de notre pays les r voudrai s'ouvrir au monde pour montrer un Burkina qui vit un Burkina qui a qui est qui est vraiment en marche et musicalement et donc nous allons accueillir autour de 25 pays cette année 25 pays nous avons autour de 22 formations 22 activités qui vont avoir lieu nous avons des concerts nous avons des artistes qui vont jouer en chocise qui ont été le tenu sur 408 nous avons les tenu que 10 qui vont jouer sur un un plateau et et puis nous avons avons des Grosses Têtes de la musique africaine qui vont jouer à Waga et à Bobo parce que cette année les ras font un clin d'œil à Bobo les 25 et 26 octobre une semaine après Waga et puis les ras vont se se transporter au niveau du rond-point des martyres des réros nationaux donc ce rond-point là nous allons le transformer pendant les 3 jours ça veut dire que vous aurez et des concerts vous aurez et de l'exposition vous aurez donc et avoir des des avoir tous ceux qui travaillent dans la musique ceux qui font le son ceux qui font la lumière ceux qui ont des labelle ce ainsi suite et les institutions qui accompagnent euh la la musique qui finance la musique et donc euh c'est vraiment pour nous une manière de dire aux gens il faut venir dans notre pays vous savez de d'appeler le monde à venir voir ce Burkina qui est en marche et donc euh cette année du du 17 au au 19 octobre j'invite tous les wagalis à venir et et je vous invite je vous attends d'ailleurs d'accord nous y serons vous inqu est notre partenaire et donc vraiment merci à tout le monde merci au burkinabé qui ont poussé cet événement et qui ont à la presse et qui ont fait de cet événement un événement d' international parce que der aujourd'hui c'est l'un des meilleurs et des gros événements sur le continent alors Alif je vais vous permettre de dire un mot à la jeune génération d'artistes musiciens parce que nous sommes au terement de notre tier oh déjà déjà merci beaucoup de m'avoir reçu alors je j'ai pas vraiment la je rencontre beaucoup de jeunes qui viennent qui passent nous voir et on échange c'est vraiment dire que notre métier c'est un métier de tous les J jour que nous devons pratiquer tous les jours mais surtout un métier dans lequel qui prend du temps et nous devons prendre le temps donc de construire et surtout nous devons construire en disant parce que moi il y a y a il y a 20 ans quand j'écrivais des chansons euh je pense il faut que je réfléchisse si tu écris aujourd'hui dans 20 ans tes enfants vont te regarder donc voilà donc euh continuons à travailler et utilisons la musique pour faire des choses bien utilisons la musique pour construire les les notre pays pour construire les hommes construire les femmes pour donner de la force et surtout pour construire notre société et puis euh formonsnous je demande aux jeunes de se former de tendre toujours l'oreille vers la formation parce qu'on ne finit jamais d'apprendre voà merci Alif Nava d'être venue sur ce plateau madame monsieur sur la brèche de ce soir se referme merci à vous de nous avoir suivi et à très bientôt sur la RTB bonsoir [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique]